Lifting des Bras: Informations

Qu’est-ce que le Lifting des Bras?

Lorsqu’il existe un relâchement de la peau au niveau de la  face interne des bras, une lipoaspiration isolée ne peut  suffire et seule une remise en tension de cette peau est  susceptible de corriger ce défaut : c’est le lifting brachial ou  brachioplastie ou lifting de la face interne des bras.

Quels sont les objectifs de cette intervention?

L’intervention a pour but de réduire l’infiltration graisseuse  par une lipoaspiration, mais aussi de supprimer l’excédent  cutané et de suspendre solidement la peau restante afin de  la retendre efficacement.

En quoi consiste l’intervention?

Cette intervention s’adresse principalement aux relâchements cutanés importants avec une motivation clairement exprimée : outre la gêne esthétique (gêne pour porter des manches courtes du fait de l’aspect fripé ou affaissé du bras), la motivation est aussi souvent fonctionnelle (gêne à la mobilité ou à l’habillement, rougeur ou macération de la face interne du bras).

Une lipoaspiration première est effectuée chaque fois qu’il existe une infiltration graisseuse de la région.
La peau en excès est ensuite retirée à la demande à partir d’une incision horizontale dans l’aisselle ou longitudinale le long de la face interne du bras.
L’importance et la topographie de cet excès auront été repérées et dessinées en pré-opératoire avec la collaboration du (de la) patient (e).

De quel type d’anesthésie aurai-je besoin?

Il s’agit  d’une anesthésie  générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. 

Combien de temps va durer l’intervention?

l’intervention dure habituellement entre 1h et 1h30 .

Combien de temps serais-je hospitalisé(e)?

Une hospitalisation de 24h est habituellement nécessaire.

Que dois-je faire avant l’intervention?

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément  aux prescriptions.

Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard  48 heures avant l’intervention.

Le tabagisme aggrave le risque de complication post-opératoire  de toute intervention chirurgicale. Arrêter de fumer 6 à 8  semaines avant l’intervention supprime ce sur-risque.  L’arrêt du tabac est obligatoire 1 mois avant et 1 mois après l’opération.

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris  dans les 10 jours précédant l’intervention.

Une préparation cutanée (type savon antiseptique) est  habituellement recommandée la veille et le matin de  l’intervention. 

Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger, ni boire)  6 heures avant l’intervention. 

Comment cela se passe après l’intervention?

La sortie pourra intervenir en règle générale le lendemain  de l’intervention.

Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un oedème (gonflement) peuvent apparaître. Ils régresseront dans les 10 à 20 jours suivant l’intervention.
Les douleurs sont en règle générale très supportables avec un traitement adapté, à type de courbatures, de tiraillements ou d’élancements.

La période de cicatrisation peut s’avérer un peu désagréable du fait de la tension qui s’exerce sur les berges de la suture : durant cette période, il conviendra d’éviter tout mouvement d’étirement brutal.

La durée de l’arrêt de travail nécessaire tiendra compte de la nature de l’activité professionnelle.
Un travail sédentaire peut souvent être repris après quelques jours.
La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la 4ème semaine post-opératoire.

La cicatrice est souvent rosée pendant les trois premiers mois puis elle s’estompe en règle générale après le 3ème mois, et ce, progressivement pendant 1 à 2 ans.
Cette évolution est fonction des propriétés intrinsèques de chaque patient.
Elle doit être protégée du soleil et des U.V pendant les douzes premiers mois.

Quel sera le résultat de l’intervention?

Il n’est apprécié qu’à partir d’ un délai de 6 à 12 mois après l’intervention.
Il convient, en effet, d’avoir la patience d’attendre le temps nécessaire à l’atténuation de la cicatrice.
On observe, le plus souvent, une bonne correction de l’infiltration graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore nettement la morphologie du bras.
L’amélioration sur le plan fonctionnel est également très nette, surtout dans le cas du lifting avec incision longitudinale.

Les cicatrices sont habituellement visibles, principalement en ce qui concerne la composante longitudinale à la face interne du bras, qui n’est pas cachée dans un pli naturel et non dissimulable par des manches courtes.
Grâce au perfectionnement des techniques et à l’expérience acquise, les résultats de cette intervention se sont très nettement améliorés.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction. Il s’agit néanmoins d’une chirurgie délicate pour laquelle la plus grande rigueur ne met en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications

Peut il y avoir des imperfections?

Le plus souvent, un lifting de la face interne de bras correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.

Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications :
  • Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui peut être un peu trop visible. Surtout, en cas de tension excessive imposée aux sutures, la cicatrice peut présenter différents aspects disgracieux (hyper-pigmentation, épaississement, rétraction, adhérence ou élargissement). Si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise la suture, la cicatrisation elle, est le fait du patient. Ainsi ces cicatrices sont soumises aux aléas de toute cicatrisation, avec le risque d’une évolution hypertrophique ou chéloïdienne qui pourra nécessiter un traitement spécifique.

  • Les résultats de la lipoaspiration quant à eux peuvent être caractérisés par une insuffisance de correction, une légère asymétrie résiduelle ou de petites irrégularités de surface. Ces imperfections de résultat sont en général accessibles à un traitement complémentaire le plus souvent bénéfique : « petites retouches » chirurgicales réalisées sous anesthésie locale simple ou locale approfondie. Cependant, aucune ré-intervention n’est indiquée avant le 6ème mois post-opératoire (stabilisation du résultat).

Quels sont les risques et complications possibles?

Un lifting de la face interne de bras, bien que souvent réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte chirurgical, aussi minime soit-il. Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles. Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. En effet, des complications peuvent survenir au décours d’un lifting de la face interne de bras qui constitue une des interventions les plus délicates de la chirurgie plastique et esthétique.

Parmi ces complications envisageables, il faut citer :
  • Les complications générales : les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement rares, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas de contention, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.
  • Les complications locales :
    • La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier son évacuation afin de ne pas risquer d’altérer la qualité esthétique du résultat.
    • La survenue d’une infection est favorisée par la proximité d’un pli naturel (gîte microbien habituel) et est prévenue par une hygiène pré et post-opératoire rigoureuse jusqu’à la cicatrisation complète. Son traitement peut faire appel à une prescription d’antibiotiques, et selon les cas, à une reprise chirurgicale, éventuellement un drainage. Elle peut parfois laisser des séquelles inesthétiques.
    • La survenue d’un écoulement lymphatique persistant est parfois observée. Il peut se compliquer d’un épanchement (gonflement) qui peut nécessiter une ponction mais qui s’assèche le plus souvent sans séquelle particulière.
    • Un retard de cicatrisation peut parfois être observé, qui allonge les suites opératoires
    • Une nécrose cutanée peut exceptionnellement être observée, en règle générale limitée et localisée. Elle est plus fréquente chez les fumeur(se)s, surtout si l’arrêt du tabac n’a pas été strictement respecté. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.
    • Des altérations de la sensibilité, notamment la diminution de la sensibilité de la face interne du bras, peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 6 mois après l’intervention.

Où se passera l’intervention?

Le Docteur Taliah Schmitt pratique les interventions de Chirurgie Esthétique et Reconstructrice dans un établissement agréé par la Haute Autorité de Santé:

  • La Clinique Blomet, 136bis rue Blomet 75015 Paris

Cette intervention sera-t-elle prise en charge par la Sécurité Sociale?

Ces lésions ne justifient pas une prise en charge par la Sécurité Sociale, à l’exception des séquelles d’obésité après chirurgie bariatrique qui peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une participation financière de l’Assurance Maladie

Page réalisée à partir des fiches propriétés et rédigées par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE). Reproduction à titre d’information.