Augmentation Mammaire: Informations

Qu’est-ce que l’Augmentation Mammaire?

L’augmentation mammaire ou mammoplastie d’augmentation consiste à augmenter le volume des seins à l’aide d’implants mammaires (prothèses).

Quels sont les objectifs de cette intervention?

L’hypoplasie mammaire est définie par un volume de seins  insuffisamment développés par rapport à la morphologie de  la patiente. Elle peut être la conséquence d’un développement  insuffisant de la glande à la puberté, ou apparaître  secondairement par perte du volume glandulaire (grossesse,  amaigrissement, perturbations hormonales...). 

Le manque de volume peut aussi être associé à une ptôse  (poitrine « tombante » avec affaissement de la glande, distension  de la peau et aréoles trop basses). 

Cette hypotrophie est souvent mal acceptée physiquement  et psychologiquement par la patiente qui le vit comme  une atteinte à sa féminité, avec pour corollaire une  altération de la confiance en soi et un mal-être, parfois  profond, pouvant aller jusqu’au véritable complexe. C’est  pourquoi, l’intervention se propose d’accroître le volume  d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation  de prothèses. 

L’intervention peut se pratiquer à tout âge à partir de 18 ans.  Une patiente mineure n’est habituellement pas estimée apte  à subir une augmentation mammaire esthétique. Elle est  cependant possible dans les cas d’hypoplasies sévères ou  dans le cadre de reconstruction comme les seins tubéreux  ou les agénésies mammaires.

Que sont les implants mammaires?

La grande majorité des prothèses actuellement posées en France  et dans le monde sont préremplies de gel de silicone. 

Ces implants, utilisés depuis plus de 40 ans, ont fait la preuve  de leur innocuité et de leur excellente adaptation à ce type  de chirurgie car ils sont très proches de la consistance d’un  sein normal. Ils ont par ailleurs bien évolué, en particulier  à la fin des années 1990, afin de corriger les faiblesses que  l’on pouvait leur reprocher. Aujourd’hui, tous les implants  disponibles en France sont soumis à des normes précises  et rigoureuses : marquage CE (communauté européenne)  + autorisation de l’Afssaps (Agence française de sécurité  sanitaire des produits de santé).

Ils sont composés de gel de silicone souple, entouré d’une  enveloppe étanche, solide et élastique en élastomère de  silicone qui peut être lisse ou texturée (rugueuse). 

Les évolutions marquantes des nouveaux implants, leur  conférant une meilleure fiabilité, concernent tant les enveloppes  que le gel lui-même : 
  • les enveloppes, dont la paroi est aujourd’hui beaucoup plus  solide, empêchent la « transpiration » du gel vers l’extérieur (qui  était une source importante de coques) et ont une résistance  à l’usure très supérieure. 
  • les gels de silicone « cohésifs », dont la consistance est moins  fluide, limitent beaucoup le risque de se répandre en cas de  rupture de l’enveloppe. 

À côté de cette amélioration de la fiabilité, la nouvelle génération  d’implants en silicone se caractérise aussi par la grande  diversité de formes actuellement disponibles, permettant  une adaptation personnalisée à chaque cas. Ainsi, à côté  des classiques prothèses rondes sont apparus des implants  «anatomiques » profilés en forme de goutte d’eau, plus ou  moins hauts, larges ou projetés. 

Cette grande diversité de formes, associée à un large choix de  volumes, permet d’optimiser et d’adapter le choix, presque  « sur mesure », des prothèses en fonction de la morphologie  de la patiente et de ses attentes personnelles.

En quoi consiste l’intervention?

Il existe plusieurs « voies d’abord » possibles : 
  • voies aréolaires, avec incision dans le segment inférieur de la  circonférence de l’aréole
  • voie axillaire, avec incision sous le bras, dans l’aisselle 
  • voie sous-mammaire, avec incision placée dans le sillon  situé sous le sein.

Le tracé de ces incisions correspond bien sûr à l’emplacement  des futures cicatrices, qui seront donc dissimulées dans des  zones de jonction ou des replis naturels.

Mise en place des prothèses
En passant par les incisions, les implants peuvent alors être  introduits dans les loges réalisées. Deux positionnements  sont possibles : 
  • prémusculaire, où les prothèses sont placées directement  derrière la glande, en avant des muscles pectoraux ; 
  • rétromusculaire, où les prothèses sont placées plus  profondément, en arrière des muscles pectoraux. 

Le choix entre ces deux emplacements, avec leurs avantages  et inconvénients respectifs, aura été discuté avec votre  chirurgien.

Gestes complémentaires

En cas de ptôse mammaire associée (seins tombants,  aréoles basses), on a vu qu’il pouvait être souhaitable de  réduire l’enveloppe cutanée du sein afin de le faire remonter  («mastopexie»). Cette résection de peau se traduira alors par des  cicatrices plus importantes (autour de l’aréole ± verticale).

Drains et pansement

Un petit drain peut être mis en place en fonction des habitudes  du chirurgien. C’est un dispositif destiné à évacuer le sang qui  pourrait s’accumuler autour des prothèses. 

En fin d’intervention, un pansement « modelant » est réalisé  avec un bandage élastique. 

De quel type d’anesthésie aurai-je besoin?

Il s’agit  d’une anesthésie  générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. 

Combien de temps va durer l’intervention?

En fonction de la voie d’abord et de la nécessité  éventuelle de gestes complémentaires associés, l’intervention  peut durer une heure à deux heures trente.

Combien de temps serais-je hospitalisé(e)?

L’intervention justifie  habituellement une hospitalisation d’une journée. L’entrée  s’effectue alors le matin   et la sortie est autorisée dès le lendemain. 

Toutefois, dans certains cas, l’intervention peut se pratiquer  en « ambulatoire », c’est-à-dire avec une sortie le jour même  après quelques heures de surveillance.

Que dois-je faire avant l’intervention?

Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément  aux prescriptions. 

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard  48 heures avant l’intervention. 

Un bilan radiologique du sein est prescrit (mammographie,  échographie). 

L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois  avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à  l’origine d’un retard de cicatrisation).

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris  dans les dix jours précédant l’opération. 

On vous demandera de rester à jeun (ne rien  manger ni boire) six heures avant l’intervention.

Comment cela se passe après l’intervention?

Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les  premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros  volume et surtout s’ils sont placés derrière les muscles. Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs, sera  prescrit pendant quelques jours. Dans le meilleur des cas, la  patiente ressentira une forte sensation de tension. 

Oedème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à l’élévation  des bras sont fréquents les premiers temps. 

Le premier pansement est retiré après quelques jours. Il est  alors remplacé par un pansement plus léger. Un soutien-gorge  pourra alors être recommandé nuit et jour pendant quelques  semaines. 

La plupart du temps, les fils de suture sont internes et  résorbables. Dans le cas contraire, ils seront retirés au bout  de quelques jours. 

Il convient d’envisager une convalescence avec interruption  d’activité d’une durée de cinq à dix jours. 

Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une  activité sportive. 

Quel sera le résultat de l’intervention?

Un délai de deux à trois mois est nécessaire pour apprécier le  résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que les seins  aient retrouvé toute leur souplesse et que les prothèses se  soient stabilisées. 

L’intervention aura permis une amélioration du volume  et de la forme de la poitrine. Les cicatrices sont habituellement  très discrètes. Le gain de volume mammaire a  une répercussion sur la silhouette globale, permettant  une plus grande liberté vestimentaire. Au-delà de ces  améliorations physiques, le recouvrement d’une féminité  pleine et entière a souvent un effet très bénéfique sur le  plan psychologique.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration  et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont  réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande  satisfaction.

Stabilité du résultat 

Indépendamment de la durée de vie des prothèses (voir plus  loin) et exception faite de la survenue d’une variation importante  de poids, le volume des seins restera stable à long terme. 

Toutefois, en ce qui concerne la forme et la « tenue » de la  poitrine, les seins «augmentés» subiront, comme des seins  naturels, les effets de la pesanteur et du vieillissement, avec  une rapidité variable en fonction de l’âge et des qualités de  soutien de la peau, mais aussi du volume des implants.

Peut il y avoir des imperfections?

Certaines imperfections peuvent se rencontrer occasionnellement :
  • une asymétrie de volume résiduelle, incomplètement corrigée  malgré des implants de taille différente ; 
  • une fermeté un peu trop grande avec souplesse et mobilité  jugées insuffisantes (surtout avec de gros implants) ; 
  • un aspect un peu artificiel, notamment chez les patientes  très maigres, avec une trop grande visibilité des bords de la  prothèse, en particulier dans le segment supérieur ; 
  • la perceptibilité au toucher des implants est toujours possible,  surtout quand l’épaisseur de la couverture tissulaire (peau +  graisse + glande) recouvrant la prothèse est faible (a fortiori  avec de gros implants). 
  • l’aggravation d’une ptose mammaire peut être observée,  surtout en cas d’utilisation de volumineux implants.

En cas d’insatisfaction, certaines de ces imperfections pourront  éventuellement bénéficier d’une correction chirurgicale  après quelques mois.

Est-ce que je pourrai allaiter?

Après une mise en place de prothèses mammaires, une  grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la  patiente ni pour l’enfant mais il est recommandé d’attendre  au moins six mois après l’intervention. Pour ce qui concerne  l’allaitement, il n’est pas non plus dangereux et reste possible  dans la plupart des cas.

Est-ce que les implants en Silicone augmentent le risque de Maladies auto-immunes?

Les très nombreux travaux scientifiques internationaux réalisés  à grande échelle sur ce sujet ont unanimement apporté la  preuve qu’il n’y a pas plus de risque de survenue de ce type  de maladies rares chez les patientes porteuses d’implants  (en particulier en silicone) que dans la population féminine  générale.

Est-ce que les implants en Silicone augmentent le risque de cancer du sein?

Dans l’état actuel des connaissances, on peut affirmer  que l’implantation de prothèses mammaires, y compris  en silicone, n’augmente pas le risque de survenue d’un  cancer du sein.

Cependant, dans le cadre du dépistage du cancer après  implantation, l’examen clinique et la palpation peuvent être  perturbés surtout en cas de coque périprothétique ou de  siliconome.
De même, la présence des implants peut gêner  la réalisation et l’interprétation des mammographies de dépistage  à faire régulièrement.
Il faut donc systématiquement  préciser que vous êtes porteuses d’implants mammaires. Ainsi,  certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences  particulières, images numérisées, échographie, IRM, etc.)  pourront être utilisées en fonction des cas.

Par ailleurs, en cas  de doute diagnostique sur un cancer du sein, il faut savoir que  la présence de prothèses peut requérir une exploration plus  invasive pour obtenir une certitude diagnostique.

Quelle est la durée de vie des implants?

Même si on peut voir certaines patientes conserver leurs  implants plusieurs décennies sans modification majeure, il ne  faut pas considérer la mise en place de prothèses mammaires  comme quelque chose de définitif «à vie».
Ainsi, une patiente  porteuse d’implants peut s’attendre à devoir un jour remplacer  ses prothèses afin que l’effet bénéfique soit maintenu.
Les  implants, quels qu’ils soient, ont une espérance de vie incertaine  qu’il est impossible d’estimer précisément puisqu’elle dépend  de phénomènes d’usure de rapidité variable. La durée de vie  des implants ne peut donc en aucun cas être garantie. 

Il faut noter toutefois que les implants de nouvelle génération  ont fait de gros progrès en terme de résistance et de fiabilité.  A partir de la dixième année, il faudra se poser la question  du changement de prothèses si apparaît une modification  de consistance.

Quelle sera la surveillance après intervention?

Il est essentiel de se soumettre aux visites de contrôle prévues  par votre chirurgien dans les semaines puis les mois qui suivent  l’implantation.

Ultérieurement, la présence des implants  ne soustrait pas à la surveillance médicale habituelle (suivi  gynécologique et dépistage du cancer du sein), même si elle  ne nécessite pas de faire réaliser des examens en plus de ceux  liés à cette surveillance. Il est pour autant indispensable de  spécifier aux différents médecins intervenant que vous êtes  porteuse de prothèses mammaires. 

Une consultation de surveillance, spécifique aux implants,  auprès de votre chirurgien plasticien est conseillée tous les deux  à trois ans, mais, en dehors de ce suivi, il est surtout fondamental  de venir consulter dès qu’une modification d’un ou des deux  seins est détectée ou après un traumatisme violent.

Quels sont les risques et complications possibles?

Une augmentation mammaire par prothèses, bien que réalisée  pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas  moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique  les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il. 

Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie  de celles liées au geste chirurgical : 

en ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation  préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera  lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir  que l’anesthésie, quelle qu’elle soit, induit dans l’organisme  des réactions parfois imprévisibles et plus ou moins faciles  à maîtriser.

Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste - réanimateur  compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical,  les risques encourus sont devenus statistiquement très  faibles. Il faut en effet garder à l’esprit que les techniques, les  produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait  d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une  sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en  dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

en ce qui concerne le geste chirurgical, en choisissant un  chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type  d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans  toutefois les supprimer complètement. 

En pratique, la grande majorité des augmentations mammaires  réalisées dans les règles se passe sans aucun problème,  les suites opératoires sont simples et les patientes sont  pleinement satisfaites de leur résultat. Pourtant, parfois, des  complications peuvent survenir au décours de l’intervention,  certaines inhérentes au geste chirurgical mammaire et d’autre  spécifiquement liées aux implants :

Complications inhérentes au geste chirurgical mammaire
  • Epanchements, infection 
    • hématome : l’accumulation de sang autour de la prothèse  est une complication précoce pouvant survenir au cours  des premières heures. S’il est important, une reprise au bloc  opératoire est alors préférable afin d’évacuer le sang et de  stopper le saignement à son origine.
    • épanchement séreux : une accumulation de liquide lymphatique  autour de la prothèse est un phénomène assez  fréquent, souvent associé à un oedème important. Il se traduit  simplement par une augmentation transitoire du volume  mammaire. Il disparaît spontanément et progressivement. 
    • infection : rare après ce type de chirurgie. Elle peut ne pas  être résolue par le seul traitement antibiotique et impose alors  une reprise chirurgicale pour drainage et ablation de l’implant  pendant quelques mois (temps nécessaire avant de pouvoir  remettre en place une nouvelle prothèse sans risque). 
    • On peut par ailleurs citer trois autres formes particulières  d’infection : 
    • infection tardive « à bas bruit » : il s’agit d’une infection  avec peu de symptômes et sans traduction évidente à  l’examen, qui peut survenir parfois plusieurs années après  l’implantation; 
    • microabcès : plus fréquents, ils se développent sur un  point de suture et se résorbent rapidement après ablation  du fil incriminé et soins locaux.
    • choc toxique staphylococcique : de rarissimes cas de ce  syndrome infectieux généralisé brutal ont été rapportés.
  • Nécrose cutanée

    Elle est consécutive à un manque d’oxygénation tissulaire  dû à une insuffisance d’apport sanguin localisé, qui peut  être favorisé par une tension excessive, un hématome, une  infection ou un tabagisme important chez la patiente. Il s’agit  d’une complication très rare mais redoutée car, à l’extrême,  elle peut localement mettre à nu la prothèse, notamment par  une désunion des sutures. Une reprise chirurgicale s’impose  souvent, avec parfois la nécessité de retirer provisoirement  l’implant.

  • Anomalies de cicatrisation 

    Le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes  assez aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas,  à terme, aussi discrètes qu’escompté, pouvant alors prendre  des aspects très variables : élargies, rétractiles, adhérentes,  hyper ou hypopigmentées, hypertrophiques (boursouflées),  voire exceptionnellement chéloïdes.

  • Altération de la sensibilité

    Elles sont fréquentes les premiers mois mais finissent la plupart  du temps par régresser. Rarement toutefois, un certain degré  de dysesthésie (diminution ou exagération de la sensibilité  au toucher) peut persister, en particulier au niveau de l’aréole  et du mamelon.

  • Galactorrhée/épanchements lactés 

    Il a été rapporté de très rares cas de stimulation hormonale  postopératoire inexpliquée, se traduisant par une sécrétion  de lait (« galactorrhée ») avec parfois une collection du liquide  autour de la prothèse.

  • Pneumothorax 

    Très rare, il bénéficiera d’un traitement spécifique.

Risques spécifiquement liés aux implants
  • Formation de « plis » ou aspect de « vagues » 

    Les implants étant souples, il est possible que leur enveloppe  se plisse et que ces plis soient perceptibles au toucher, voire  même visibles sous la peau dans certaines positions, donnant  alors un aspect de vagues. 

    Ce phénomène survient le plus souvent chez des patientes  minces, et peut être traité par une intervention de lipomodelage  qui consiste à apposer une fine couche de graisse sous  la peau du sein afin de «camoufler» l’implant.

  • « Coques » 

    La réaction physiologique, normale et constante de l’organisme  humain en présence d’un corps étranger, est de l’isoler  des tissus environnants en constituant une membrane hermétique  qui va entourer l’implant et qu’on appelle « capsule  périprothétique ». Normalement, cette membrane est fine,  souple et imperceptible, mais il arrive que la réaction s’amplifie  et que la capsule s’épaississe, devienne fibreuse et se  rétracte en comprimant l’implant, prenant alors le nom de  « coque ». Selon l’intensité du phénomène, il peut en résulter :  un simple raffermissement du sein, une constriction parfois  gênante, voire une déformation visible avec globulisation  de la prothèse aboutissant à l’extrême à une sphère dure,  douloureuse, plus ou moins excentrée. 

    Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome  ou une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste  imprévisible, résultant de réactions organiques aléatoires.

    De gros progrès ont été réalisés ces dernières années en matière  de techniques chirurgicales, mais surtout de conception et de  constitution des implants, aboutissant à une diminution très  sensible du taux de coques et de leur intensité. Le cas échéant,  une réintervention peut corriger une telle contracture par  section de la capsule (« capsulotomie »).

  • Rupture 

    On a vu que les implants ne peuvent être considérés comme  définitifs. Une perte d’étanchéité de l’enveloppe peut donc  survenir à terme. Il peut s’agir d’une simple porosité, d’ouvertures  punctiformes, de microfissurations, voire de véritables  brèches. Cela peut être, très rarement, la conséquence d’un  traumatisme violent ou d’une piqûre accidentelle et, beaucoup  plus souvent, le résultat d’une usure progressive de la paroi  due à l’ancienneté. 

    Dans tous les cas, il en résulte une issue possible du produit de  remplissage de la prothèse, avec des conséquences différentes  selon la nature de ce contenu : 
    • avec le sérum physiologique ou l’hydrogel résorbables,  on assiste à un dégonflement partiel ou total, rapide ou  lent ; 
    • avec le gel de silicone (non résorbable), celui-ci va rester  contenu au sein de la membrane qui isole la prothèse. 

    Cela peut alors favoriser l’apparition d’une coque, mais  peut aussi rester sans conséquence et passer totalement  inaperçu. 

    Dans certains cas devenus beaucoup plus rares (notamment  du fait de la meilleure « cohésivité » des gels actuels), on peut  toutefois assister à une pénétration progressive du gel dans  les tissus environnants. 

    La rupture prothétique impose, le plus souvent, une intervention  visant à changer les implants.

  • Malposition, déplacement

    Un mauvais positionnement, ou le déplacement secondaire  des implants, affectant alors la forme de la poitrine, peuvent  parfois justifier une correction chirurgicale.

  • Rotation 

    Bien quer relativement rare en pratique, le pivotement d’une  prothèse « anatomique » reste théoriquement possible et peut  affecter le résultat esthétique.

  • Déformation de la paroi thoracique 

    Dans de rares cas, des prothèses avec coques fibreuses, laissées  longtemps en place, peuvent «s’imprimer» dans les tissus,  laissant lors de leur ablation une déformation de la paroi  thoracique délicate à corriger.

  • Sérome tardif péri-prothétique

    Dans de très rares cas peut survenir, autour de la prothèse, un  épanchement tardif qui peut nécessiter une ponction guidée  par échographie avec réalisation d’une culture et d’une étude  cytologique appropriée.

    L’étude cytologique a pu mettre en évidence, encore plus  rarement, des cellules lymphomateuses qui imposent alors  l’ablation de la capsule fibreuse péri-prothique, bien que l’on  ne soit pas certain qu’il y ait un rapport entre cette réaction  et l’implant mammaire.

Où se passera l’intervention?

Le Docteur Taliah Schmitt pratique les interventions de Chirurgie Esthétique et Reconstructrice dans un établissement agréé par la Haute Autorité de Santé:

  • La Clinique Blomet, 136bis rue Blomet 75015 Paris

Cette intervention sera-t-elle prise en charge par la Sécurité Sociale?

Cette chirurgie à visée purement esthétique ne peut bénéficier  d’une prise en charge par l’assurance maladie. Seuls quelques  rares cas d’agénésie mammaire vraie (absence radicale de  tout développement mammaire) peuvent parfois espérer une  participation de la sécurité sociale après entente préalable. 

Page réalisée à partir des fiches propriétés et rédigées par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE). Reproduction à titre d’information.