Oreilles Décollées: Informations

Qu’est-ce que la chirurgie des Oreilles Décollées?

La chirurgie des oreilles décollées ou otoplastie permet de corriger la forme des oreilles afin de les recoller. Cette chirurgie peut etre unilatérale ou bilatérale.

Quels sont les objectifs de cette intervention?

La correction d’oreilles décollées nécessite une intervention  chirurgicale, appelée « otoplastie », visant à remodeler les  pavillons jugés excessivement visibles.

L’opération est habituellement réalisée sur les deux oreilles,  mais peut parfois être unilatérale.

Une otoplastie se propose de corriger les anomalies du cartilage  présentes au niveau du pavillon de l’oreille et responsables de  son aspect «décollé». On peut schématiquement distinguer  trois types de malformations qui sont souvent plus ou moins  associées entre elles :

Angulation trop importante entre le pavillon de l’oreille et  le crâne réalisant le vrai « décollement » (Hélix Valgus).

Taille excessive du cartilage de la conque (cf. schéma)  projetant l’oreille vers l’avant, ce qui accentue l’aspect décollé  (hypertrophie de la conque).

Un défaut de plicature des reliefs habituels du cartilage  qui fait que le pavillon de l’oreille a un aspect trop lisse, comme  « déplissé » (défaut de plicature de l’anthélix).

Une otoplastie peut être réalisée chez l’adulte ou l’adolescent(e),  mais la plupart du temps la correction est envisagée dès  l’enfance où elle peut être pratiquée à partir de l’âge de 7 ans,  dès lors que l’enfant en affirme le désir.

En quoi consiste l’intervention?

Incisions cutanées :

Habituellement,  elles sont situées  uniquement dans le  sillon rétro-auriculaire,  c’est-à-dire dans  le pli naturel situé  derrière l’oreille, ou à  la face postérieure de  l’oreille.

Dans certains cas,  de petites incisions  complémentaires  seront pratiquées  à la face antérieure  du pavillon, mais  elles seront alors  dissimulées dans des  replis naturels.

Il convient de  remarquer qu’à aucun  moment les cheveux  ne sont coupés.

Dissection :

La peau est ensuite décollée en fonction des besoins afin  d’accéder au cartilage.

Remodelage cartilagineux :

Le principe est de recréer ou d’améliorer les reliefs naturels par  affinement et plicatures, éventuellement maintenus par de fines  sutures profondes. Parfois, des sections ou des résections du  cartilage sont nécessaires. Enfin, le pavillon est ramené en bonne  position par rapport au crâne et fixé par des points profonds.

Sutures :

Classiquement, des fils résorbables sont utilisés ; sinon, ils  devront être retirés vers le 10ème jour.

Pansements :

Il est réalisé grâce à des bandes élastiques autour de la tête  afin de maintenir les oreilles en bonne position.

De quel type d’anesthésie aurai-je besoin?

Trois procédés sont envisageables :
  • Anesthésie locale pure, où un produit anesthésique est injecté  localement afin d’assurer l’insensibilité des oreilles.
  • Anesthésie locale approfondie par des tranquillisants  administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).
  • Anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez  complètement.

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une  discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.

Combien de temps va durer l’intervention?

En fonction  de l’importance des malformations  à corriger, une otoplastie bilatérale peut durer d’une demi- heure à une heure et demie.

Combien de temps serais-je hospitalisé(e)?

L’intervention peut se pratiquer en «ambulatoire», c’est-à -dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance.
Toutefois, dans certains cas une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin et la sortie est autorisée dès le lendemain.

Que dois-je faire avant l’intervention?

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément  aux prescriptions 

En cas d’anesthésie autre que purement locale, le médecin  anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures  avant l’intervention. 

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris  dans les 10 jours précédant l’intervention.

La tête et les cheveux seront soigneusement lavés la veille  de l’opération.

En fonction du type d’anesthésie, il faudra être à jeun (ne rien  manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.

Comment cela se passe après l’intervention?

Les douleurs sont habituellement modérées et, si  nécessaire, combattues par un traitement antalgique et  anti-inflammatoire 

Dans le cas contraire, une consultation du chirurgien ou de  son équipe s’impose.

Le premier pansement sera ôté entre le lendemain et le  3ème jour post-opératoire. Au-delà, il sera habituellement  remplacé par un autre bandage plus léger pour encore  quelques jours.

Les oreilles pourront alors apparaître gonflées, avec des reliefs  masqués par l’oedème (gonflement). Des bleus plus ou moins  importants sont parfois présents ce qui est normal. Cet aspect  éventuel ne doit pas inquiéter : il n’est que transitoire et ne  compromet absolument pas le résultat final.

Un bandeau de contention et de protection (type  « bandeau de tennis ») devra être porté nuit et jour  pendant une quinzaine de jours, puis uniquement la  nuit pendant encore quelques semaines. Durant cette  période, les activités physiques ou sportives avec risque  de contact devront être évitées.
L’exposition au grand froid est déconseillée pendant au moins  deux mois compte tenu du risque de gelures du fait de la  diminution transitoire de la sensibilité des oreilles.

Quel sera le résultat de l’intervention?

Un délai de un à deux mois est nécessaire pour apprécier le  résultat final. C’est le temps nécessaire pour que les tissus se  soient assouplis et que la totalité de l’oedème se soit résorbé,  laissant apparaître nettement les reliefs de l’oreille. Passé ce  délai, seules les cicatrices seront encore un peu rosées et  indurées avant de s’estomper.

L’intervention aura le plus souvent permis de corriger efficacement  les anomalies présentes et d’obtenir des oreilles  normalement positionnées et orientées, bien plicaturées,  symétriques, de taille et d’aspect naturels.

Dans la grande majorité des cas, les résultats sont définitifs.  Toutefois, une récidive du décollement (en principe partielle)  peut éventuellement survenir à moyen terme, pouvant alors  nécessiter une réintervention.

Au total, cette intervention permet de corriger efficacement  l’aspect inesthétique que constituent les oreilles décollées.  Elle met ainsi un terme aux fréquentes moqueries ou remarques  désobligeantes susceptibles d’être à l’origine de conflits  scolaires ou de difficultés psychologiques. 

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration  et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont  réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande  satisfaction.

Peut il y avoir des imperfections?

Elles peuvent survenir secondairement, par exemple du fait  de réactions tissulaires inattendues ou de phénomènes cicatriciels  inhabituels. Ainsi peut-on parfois observer une légère  asymétrie entre les deux oreilles, de petites irrégularités de  reliefs ou une plicature un peu trop saillante, un rétrécissement  de l’orifice du conduit auditif, ou encore une perception des  fils sous la peau.

Ces petits défauts, quand ils existent, sont habituellement  discrets et n’attirent pas le regard. Pour autant, ils sont toujours  accessibles à une «retouche» qui se fera la plupart du temps  sous anesthésie locale.

Quels sont les risques et complications possibles?

Une otoplastie, bien que réalisée pour des motivations essentiellement  esthétiques, n’en reste pas moins une véritable  intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout  acte médical, si minime soit-il .

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de  celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le  médecin anesthésiste informera lui-même le patient des  risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit  dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus  ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste  parfaitement compétent, exerçant dans un contexte  réellement chirurgical fait que les risques encourus sont  devenus statistiquement très faibles. 

Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques  et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses  progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité  optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors  de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un  Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type  d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans  toutefois les supprimer complètement. 

Heureusement, les vraies complications sont très rares à la  suite d’une otoplastie réalisée dans les règles. En pratique,  l’immense majorité des interventions se passe sans aucun  problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s de  leur résultat. 

Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé(e)  des complications possibles :
  • Saignement post-opératoire : s’il est plus important qu’une  simple tache de sang sur le pansement (qui n’a rien d’inquiétant),  cela peut justifier une réintervention pour stopper le  saignement à son origine.
  • Le sang peut aussi ne pas s’extérioriser et donner lieu à un  hématome qu’il est souvent préférable d’évacuer.
  • Infection : elle est heureusement très rare grâce aux mesures  d’asepsie opératoire draconiennes. Si elle survient toutefois, elle  nécessite un traitement rapide et énergique afin d’éviter une  atteinte du cartilage (chondrite) qui pourrait être grave
  • Nécrose cutanée : exceptionnelle, elle survient parfois du  fait de trouble de la circulation sur la peau très fine de la face  antérieure du pavillon, en regard d’un relief cartilagineux.  La cicatrisation intervient en règle grâce à des pansements  locaux en laissant une petite zone cicatricielle.
  • Cicatrices anormales : malgré toute l’attention portée à  la réalisation des sutures, les cicatrices situées en arrière du  pavillon de l’oreille peuvent être le siège d’une inflammation  et d’une hypertrophie gênante, voire d’une évolution  «chéloïdienne» (pérennisation de l’hypertrophie cicatricielle)  dont la survenue est imprévisible et dont le traitement reste  difficile. Une prévention peut être prescrite (compression ;  application de gel de silicone).

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement  prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même  apparemment simple, comporte toujours une petite part  d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous  assure que celui-ci a la formation et la compétence requises  pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement  le cas échéant.

Où se passera l’intervention?

Le Docteur Taliah Schmitt pratique les interventions de Chirurgie Esthétique et Reconstructrice dans un établissement agréé par la Haute Autorité de Santé:

  • La Clinique Blomet, 136bis rue Blomet 75015 Paris

Cette intervention sera-t-elle prise en charge par la Sécurité Sociale?

En fonction des cas, une prise en charge par l’Assurance Maladie sera possible.

Page réalisée à partir des fiches propriétés et rédigées par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE). Reproduction à titre d’information.