Prothèses de Fesses: Informations

Qu’est-ce que l’augmentation des Fesses par Prothèses?

Les prothèses de fesses ou implants fessiers permettent de transformer les fesses plates en leur apportant un galbe naturel et en les raffermissant.

Que sont les implants fessiers?

La grande majorité des prothèses actuellement posées en France  et dans le monde sont préremplies de gel de silicone. 

Ces implants, utilisés depuis plus de 40 ans, ont fait la preuve  de leur innocuité et de leur excellente adaptation à ce type  de chirurgie car ils sont très proches de la consistance d’un  sein normal. Ils ont par ailleurs bien évolué, en particulier  à la fin des années 1990, afin de corriger les faiblesses que  l’on pouvait leur reprocher. Aujourd’hui, tous les implants  disponibles en France sont soumis à des normes précises  et rigoureuses : marquage CE (communauté européenne)  + autorisation de l’Afssaps (Agence française de sécurité  sanitaire des produits de santé).

Ils sont composés de gel de silicone souple, entouré d’une  enveloppe étanche, solide et élastique en élastomère de  silicone qui peut être lisse ou texturée (rugueuse). 

Les évolutions marquantes des nouveaux implants, leur  conférant une meilleure fiabilité, concernent tant les enveloppes  que le gel lui-même : 
  • les enveloppes, dont la paroi est aujourd’hui beaucoup plus  solide, empêchent la « transpiration » du gel vers l’extérieur (qui  était une source importante de coques) et ont une résistance  à l’usure très supérieure. 
  • les gels de silicone « cohésifs », dont la consistance est moins  fluide, limitent beaucoup le risque de se répandre en cas de  rupture de l’enveloppe. 

À côté de cette amélioration de la fiabilité, la nouvelle génération  d’implants en silicone se caractérise aussi par la grande  diversité de formes actuellement disponibles, permettant  une adaptation personnalisée à chaque cas.

Cette grande diversité de formes, associée à un large choix de  volumes, permet d’optimiser et d’adapter le choix, presque  « sur mesure », des prothèses en fonction de la morphologie  de la patiente et de ses attentes personnelles.

En quoi consiste l’intervention?

  • Voie d’abord : voie interfessière, avec incision placée dans le sillon situé entre les deux fesses.
  • Mise en place des prothèses : en passant par l’incision, les implants peuvent être introduits dans les loges réalisées. Le positionnement est intramusculaire, dans l’épaisseur même du muscle grand fessier.
  • Gestes complémentaires : en cas de surcharge graisseuse associée (« poignées d’amour » ou « culotte de cheval »), il est possible de réaliser une lipoaspiration. Si le (la) patient(e) désire transférer sa propre graisse d’un endroit où elle n’est pas désirée à un autre endroit, il est possible de réaliser une « lipostructure » ou transfert de tissu adipeux autologue.
  • Drains et pansement : un drain peut être mis en place en fonction des habitudes du chirurgien. C’est un dispositif destiné à évacuer le sang qui pourrait s’accumuler autour des prothèses. En fin d’intervention, un pansement « modelant » est réalisé avec un bandage élastique ou bien un vêtement compressif est mis en place avant le réveil.

De quel type d’anesthésie aurai-je besoin?

Il s’agit  d’une anesthésie  générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. 

Combien de temps va durer l’intervention?

L’intervention dure en moyenne 2h30

Combien de temps serais-je hospitalisé(e)?

L’intervention justifie  habituellement une hospitalisation de 48h.

Que dois-je faire avant l’intervention?

Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément  aux prescriptions. 

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard  48 heures avant l’intervention. 

Un bilan radiologique du sein est prescrit (mammographie,  échographie). 

L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois  avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à  l’origine d’un retard de cicatrisation).

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris  dans les dix jours précédant l’opération. 

On vous demandera de rester à jeun (ne rien  manger ni boire) six heures avant l’intervention.

Comment cela se passe après l’intervention?

Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de gros volume.
Un traitement antalgique, adapté à l’intensité des douleurs, sera prescrit pendant quelques jours.
Oedème (gonflement), ecchymoses (bleus) et gêne à la marche sont fréquents les premiers temps. Il est souvent demandé au (à la) patient(e) de rester debout ou allongé (e) sur le ventre les deux premières semaines suivant l’intervention afin de réduire la tension sur les sutures.

Aussi, le premier jour après l’intervention, est il conseillé de «vivre debout» le plus longtemps possible pour que les ecchymoses ou les bleus descendent dans les cuisses.
La seule position assise autorisée, et seulement sur l’arrière des cuisses, est celle nécessaire pour aller aux toilettes.

Le premier pansement est retiré après quelques jours. Il est alors remplacé par un pansement plus léger. La plupart du temps, les fils de suture sont résorbables. Dans le cas contraire, ils seront retirés 15 jours après l’intervention.

Il convient d’envisager une convalescence avec interruption d’activité d’une durée de dix à quinze jours.
Il est conseillé d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Quel sera le résultat de l’intervention?

Un délai de deux à trois mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif.
C’est le temps nécessaire pour que les fesses aient retrouvé toute leur souplesse et que les prothèses se soient stabilisées.

L’intervention aura permis une amélioration du volume et de la forme des fesses. Les cicatrices sont habituellement très discrètes.
Le gain de volume fessier a une répercussion sur la silhouette globale, permettant une plus grande liberté vestimentaire.

Au-delà de ces améliorations physiques, le recouvrement d’une silhouette avantageuse a souvent un effet très bénéfique sur le plan psychologique.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

Indépendamment de la durée de vie des prothèses (voir plus loin) et exception faite de la survenue d’une variation importante de poids, le volume des fesses restera stable à long terme.

Peut il y avoir des imperfections?

Certaines imperfections peuvent se rencontrer occasionnellement :
  • Une fermeté un peu trop grande (surtout avec de gros implants) ; 
  • Un aspect un peu « trop rond », notamment chez les patient(e) s très maigres, 
  • La perceptibilité des implants surtout dans certaines positions (a fortiori avec de gros implants). 

En cas d’insatisfaction, certaines de ces imperfections peuvent éventuellement bénéficier d’une correction chirurgicale après quelques mois.

Est-ce que les implants en Silicone augmentent le risque de Maladies auto-immunes?

Les très nombreux travaux scientifiques internationaux réalisés  à grande échelle sur ce sujet ont unanimement apporté la  preuve qu’il n’y a pas plus de risque de survenue de ce type  de maladies rares chez les patientes porteuses d’implants  (en particulier en silicone) que dans la population féminine  générale.

Quelle est la durée de vie des implants?

Même si on peut voir certaines patientes conserver leurs  implants plusieurs décennies sans modification majeure, il ne  faut pas considérer la mise en place de prothèses mammaires  comme quelque chose de définitif «à vie».
Ainsi, une patiente  porteuse d’implants peut s’attendre à devoir un jour remplacer  ses prothèses afin que l’effet bénéfique soit maintenu.
Les  implants, quels qu’ils soient, ont une espérance de vie incertaine  qu’il est impossible d’estimer précisément puisqu’elle dépend  de phénomènes d’usure de rapidité variable. La durée de vie  des implants ne peut donc en aucun cas être garantie. 

Il faut noter toutefois que les implants de nouvelle génération  ont fait de gros progrès en terme de résistance et de fiabilité.  A partir de la dixième année, il faudra se poser la question  du changement de prothèses si apparaît une modification  de consistance.

Quelle sera la surveillance après intervention?

Il est essentiel de se soumettre aux visites de contrôle prévues par votre chirurgien dans les semaines puis les mois qui suivent l’implantation.
Toutefois, une surveillance échographique peut rassurer quant à l’intégrité des implants, à réaliser une fois par an ou une fois tous les deux ans.

Ultérieurement, la présence des implants doit bannir les injections intra-musculaires dans les fesses : celles-ci endommageraient la prothèse et conduiraient à une nouvelle intervention pour la remplacer.

Une consultation de surveillance, spécifique aux implants, auprès de votre chirurgien plasticien est conseillée tous les deux à trois ans, mais, en dehors de ce suivi, il est surtout fondamental de venir consulter dès qu’une modification des fesses est détectée ou après un traumatisme violent.

Quels sont les risques et complications possibles?

Une augmentation fessière par prothèses, bien que réalisée  pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas  moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique  les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il. 

Il convient de distinguer les complications liées à l’anesthésie  de celles liées au geste chirurgical : 

en ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation  préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera  lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir  que l’anesthésie, quelle qu’elle soit, induit dans l’organisme  des réactions parfois imprévisibles et plus ou moins faciles  à maîtriser.

Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste - réanimateur  compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical,  les risques encourus sont devenus statistiquement très  faibles. Il faut en effet garder à l’esprit que les techniques, les  produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait  d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une  sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en  dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé ; 

en ce qui concerne le geste chirurgical, en choisissant un  chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type  d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans  toutefois les supprimer complètement. 

En pratique, la grande majorité des augmentations mammaires  réalisées dans les règles se passe sans aucun problème,  les suites opératoires sont simples et les patientes sont  pleinement satisfaites de leur résultat. Pourtant, parfois, des  complications peuvent survenir au décours de l’intervention,  certaines inhérentes au geste chirurgical mammaire et d’autre  spécifiquement liées aux implants :

Complications inhérentes au geste chirurgical mammaire
  • Epanchements, infection 
    • hématome : l’accumulation de sang autour de la prothèse  est une complication précoce pouvant survenir au cours  des premières heures. S’il est important, une reprise au bloc  opératoire est alors préférable afin d’évacuer le sang et de  stopper le saignement à son origine ; 
    • Epanchement séreux : une accumulation de liquide lymphatique autour de la prothèse est un phénomène assez fréquent, souvent associé à un oedème important. Il se traduit par une augmentation transitoire du volume fessier. Il disparaît spontanément et progressivement. Si l’épanchement s’extériorise par la cicatrice, des soins infirmiers à domicile seront effectués avec retour à la position debout ou allongée sur le ventre pendant la durée des soins couplés à la couverture antiobiotique.
    • infection : rare après ce type de chirurgie. Elle peut ne pas  être résolue par le seul traitement antibiotique et impose alors  une reprise chirurgicale pour drainage et ablation de l’implant  pendant quelques mois (temps nécessaire avant de pouvoir  remettre en place une nouvelle prothèse sans risque). 
    • On peut par ailleurs citer trois autres formes particulières  d’infection : 
    • infection tardive « à bas bruit » : il s’agit d’une infection  avec peu de symptômes et sans traduction évidente à  l’examen, qui peut survenir parfois plusieurs années après  l’implantation; 
    • microabcès : plus fréquents, ils se développent sur un  point de suture et se résorbent rapidement après ablation  du fil incriminé et soins locaux ; 
    • choc toxique staphylococcique : de rarissimes cas de ce  syndrome infectieux généralisé brutal ont été rapportés.
  • Anomalies de cicatrisation 

    Le processus de cicatrisation mettant en jeu des phénomènes  assez aléatoires, il arrive parfois que les cicatrices ne soient pas,  à terme, aussi discrètes qu’escompté, pouvant alors prendre  des aspects très variables : élargies, rétractiles, adhérentes,  hyper ou hypopigmentées, hypertrophiques (boursouflées),  voire exceptionnellement chéloïdes.

  • Altération de la sensibilité

    Elles sont fréquentes les premiers mois mais finissent la plupart  du temps par régresser. Rarement toutefois, un certain degré  de dysesthésie (diminution ou exagération de la sensibilité  au toucher) peut persister, en particulier au niveau de l’aréole  et du mamelon.

Risques spécifiquement liés aux implants
  • Formation de « plis » ou aspect de «vagues »

    Les implants étant souples, il est possible que leur enveloppe se plisse et que ces plis soient perceptibles au toucher. Il arrive quelque fois, que l’implant deviennne superficiel à certain endroit. Ce phénomène survient le plus souvent chez des patient(e)s minces, et peut être traité soit par une intervention de lipomodelage qui consiste à apposer une fine couche de graisse sous la peau afin de « camoufler » l’implant, soit par l’enfouissement en profondeur de l’implant.

  • «Coques »

    La réaction physiologique, normale et constante de l’organisme humain en présence d’un corps étranger, est de l’isoler des tissus environnants en constituant une membrane hermétique qui va entourer l’implant et qu’on appelle «capsule périprothétique». Normalement, cette membrane est fine, souple et imperceptible, mais il arrive parfois que la réaction s’amplifie et que la capsule s’épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l’implant, prenant alors le nom de «coque». Selon l’intensité du phénomène, il peut en résulter : un simple raffermissement de la fesse, une constriction parfois gênante, voire une déformation visible avec globulisation de la prothèse aboutissant à l’extrême à une sphère dure, douloureuse, plus ou moins excentrée. Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste imprévisible, résultant de réactions organiques aléatoires. De gros progrès ont été réalisés ces dernières années en matière de techniques chirurgicales, mais surtout de conception et de constitution des implants, aboutissant à une diminution très sensible du taux de coques et de leur intensité. Le cas échéant, une réintervention peut corriger une telle contracture par section de la capsule («capsulotomie»).

  • Rupture

    On a vu que les implants ne peuvent être considérés comme définitifs. Une perte d’étanchéité de l’enveloppe peut donc survenir à terme. Il peut s’agir d’une simple porosité, d’ouvertures punctiformes, de microfissurations, voire de véritables brèches. Cela peut être, très rarement, la conséquence d’un traumatisme violent ou d’une piqûre accidentelle et, beaucoup plus souvent, le résultat d’une usure progressive de la paroi due à l’ancienneté. Dans tous les cas, il en résulte une issue possible du produit de remplissage de la prothèse ; celui-ci va rester contenu au sein de la membrane péri-prothétique qui isole la prothèse. Cela peut alors favoriser l’apparition d’une coque, mais peut aussi rester sans conséquence et passer totalement inaperçu. Dans certains cas devenus beaucoup plus rares (notamment du fait de la meilleure «cohésivité» des gels actuels), on peut toutefois assister à une pénétration progressive du gel dans les tissus environnants. La rupture prothétique impose, le plus souvent, une intervention visant à changer les implants.

  • Malposition, déplacement

    Un mauvais positionnement, ou le déplacement secondaire de l’implant, affectant alors la forme de la fesse, peuvent parfois justifier une correction chirurgicale.

  • Rotation

    Bien que relativement rare en pratique, le pivotement d’une prothèse «anatomique» reste théoriquement possible et peut affecter le résultat esthétique.

  • Sérome tardif péri-prothétique

    Dans de très rares cas peut survenir, autour de la prothèse, un épanchement tardif qui peut nécessiter une ponction guidée par échographie avec réalisation d’une culture et d’une étude cytologique appropriée. L’étude cytologique a pu mettre en évidence, encore plus rarement, ders cellules lymphomateuses qui imposent alors l’ablation de la capsule fibreuse péri-prothique, bien que l’on ne soit pas certain qu’il y ait un rapport entre cette réaction et l’implant.

Où se passera l’intervention?

Le Docteur Taliah Schmitt pratique les interventions de Chirurgie Esthétique et Reconstructrice dans un établissement agréé par la Haute Autorité de Santé:

  • La Clinique Blomet, 136bis rue Blomet 75015 Paris

Cette intervention sera-t-elle prise en charge par la Sécurité Sociale?

Cette chirurgie à visée purement esthétique ne peut bénéficier  d’une prise en charge par l’assurance maladie. 

Page réalisée à partir des fiches propriétés et rédigées par la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE). Reproduction à titre d’information.